Faire un livre, c'est une chose. Faire celui-là — celui qui ne ressemble à aucun autre — c'est ce qui m'occupe.
Mon centaure est Chiron. Celui qui élevait Achille dans une grotte du mont Pélion. Il soignait. Il enseignait. Il tirait aussi à l'arc.
Le centaure est un seul être. Qui pense parce qu'il a un corps, qui galope parce qu'il a une tête. Ce qui m'intéresse dans cette figure, c'est qu'elle ne sépare pas.
Chiron est d'abord un corps. Un corps puissant, sauvage. Il pense avec ses jambes. Écrire passe par là — par le ventre, par le souffle, par la main, qui savent ensemble avant que la tête comprenne.
Toujours. Elle ne se mérite pas — une matière organique qui se met à parler dès qu'on s'assoit pour écrire.
L'intelligence qui se connaît, qui travaille avec l'animalité sans la dresser. La conduire parfois. L'écouter, surtout.
Je travaille l'œuvre, et l'auteur·rice qui l'écrit.
Écrire un livre, c'est apprendre à tenir ces deux présences en même temps. Le livre qui en sort vous appartient pour de bon. Et il a une chance de rester.
Tutorat, workshops, lecture serrée — ce que les Master français et les MFA américains ont mis au point de meilleur. Nous le gardons.
Nous y ajoutons un nombre de séances individuelles annoncé et tenu, avec lecture de vos pages avant chaque rendez-vous ; un travail sur l'imagination — comment la découvrir, l'écouter, la maintenir présente ; et un suivi qui ne s'arrête pas à la dernière séance prévue, mais qui vous accompagne jusqu'au premier jet écrit.
Personnage, scène, structure, voix. Le métier du récit. On le travaille avec vous sur votre manuscrit, ligne à ligne quand il le faut.
Tenir la durée, traverser le doute, achever ce qu'on a commencé. Et aller plus loin que ce qu'on croyait possible. On travaille à côté du texte ce qui rend le texte possible.
La part la moins enseignée. Faire surgir ce que vous n'aviez pas prévu d'écrire. C'est là qu'est l'axe propre à l'école.
Trois pôles, qui se répondent. Le récit, parce qu'un livre est d'abord un texte. La compréhension de soi, parce qu'on n'écrit pas comme on remplit un formulaire. Et un troisième pôle, sur option, pour celles et ceux qui veulent aller voir du côté de ce qu'on ne contrôle pas tout à fait.
Construire le texte, le tenir, le diagnostiquer — en s'appuyant sur ce qui s'est pensé de plus précis sur le récit.
Côté craft. Yves Lavandier pour la mécanique du récit (La Dramaturgie, équivalent contemporain de la Poétique). John Truby pour l'anatomie de l'histoire. Robert McKee pour la matière du conflit. Lajos Egri pour la dialectique du personnage. Lisa Cron pour ce que la neuroscience apprend du récit.
Côté roman. Javier Cercas pour le point aveugle — le roman comme exploration d'une énigme qu'on ne résout pas. Milan Kundera et L'Art du roman. E.M. Forster, Aspects of the Novel. Mario Vargas Llosa, Lettres à un jeune romancier. Italo Calvino et ses Leçons américaines. Umberto Eco, Apostille au Nom de la rose et Six promenades dans les bois du roman. J.M.G. Le Clézio pour ce qu'écrire fait à celui qui écrit.
Côté théorie littéraire. Gérard Genette pour la grammaire du récit — focalisation, voix, temps narratif. Dominique Maingueneau pour la scène d'énonciation — comment un narrateur se construit dans le texte.
Côté écopoétique. Jean-Christophe Cavallin, qui dirige le Master d'écopoétique d'Aix-Marseille où je me suis formé. Donna Haraway et Vivre avec le trouble. Val Plumwood pour l'écoféminisme philosophique. Bruno Latour, Où atterrir ?, Face à Gaïa. Vinciane Despret pour les manières d'habiter le vivant. Philippe Descola, Par-delà nature et culture. Et le catalogue des éditions Wildproject — Baptiste Morizot, Anna Tsing, Émilie Hache, Isabelle Stengers — qui pose depuis quinze ans la question : écrire dans un monde qui subit la catastrophe écologique, qu'est-ce que ça change ?
C'est dans ce corpus que se forment la pratique et les kits.
Se comprendre, tenir, se dépasser.
Aller voir du côté de ce qu'on ne contrôle pas tout à fait.
Je remercie Gabriel pour la qualité de son enseignement : accessible, simple, tout en finesse et profondeur. Tout m'a semblé pensé avec justesse — fond et forme, rythme du temps. Sa présence solide et discrète a permis à chacun de trouver sa place.
Il y a déjà plus de dix ans, j'ai participé à des ateliers d'écriture animés par Gabriel de Richaud. J'y ai découvert des univers qui m'ont permis d'en créer d'autres en moi. Et pas seulement pour celui qui écrit — aussi pour celui qui vit, pense, agit. L'inconscient y joue son rôle. Gabriel nous accompagne à la découverte de cette part de nous — par des méthodes, des savoirs, des outils — pour la laisser s'exprimer et pour mieux nous découvrir.
Se reconnecter à sa créativité — nous sommes tous des artistes mais la plupart d'entre nous l'a oublié. Écrire frénétiquement pour faire émerger du vide la matière à sculpter, modeler, ciseler. Se poser les bonnes questions et découvrir qu'on a en soi toutes les bonnes réponses. L'hypnose n'est pas celle que tu crois.
J'ai appris à mettre en place des techniques concrètes qui me permettent au quotidien d'élargir mon champ de références créatives, de verbaliser mon projet artistique, et de découvrir de nouvelles pistes pour le développer. Les parcours d'écriture sont surprenants et très enrichissants.
Formation très enrichissante, en particulier pour le lien entre hypnose et création. On repart avec des outils concrets, et avec la possibilité de continuer à échanger avec d'autres créateurs via la communauté des centaures.
Excellent week-end de formation avec Gabriel de Richaud. Ses propositions généreuses donnent de l'élan, décuplent la créativité et enrichissent le travail artistique. Je recommande vivement l'expérience.
Gratuit, 30 minutes, en visio. On regarde où vous en êtes, et ce qui peut vous convenir.
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