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Le projet existe. Les pages s'accumulent — ou s'arrêtent. On se disperse, on doute, on recommence le début pour la dixième fois, on perd le fil entre deux sessions trop espacées. Le manque n'est pas le talent : c'est un cadre, un cap, et un regard professionnel sur le texte pendant qu'on l'écrit.
La plupart des accompagnements travaillent une dimension à la fois : la technique, ou le temps, ou le retour sur le texte. Le Grand Chantier les réunit, sur la durée nécessaire pour qu'un premier jet existe vraiment.
Auxquelles s'ajoutent 11 ressources numériques (5 kits PDF et 6 modules vidéo) et 18 articles livrés tout au long du programme.
Un premier jet ne se commande pas au calendrier. Certains projets demandent plus que neuf mois — et il serait malhonnête de vous laisser seul·e au moment précis où la ligne d'arrivée approche.
Alors je prends un engagement clair : si le premier jet n'est pas terminé au bout des neuf mois, je continue à vous suivre — trente minutes par mois, jusqu'à ce qu'il le soit. Sans surcoût, sans date butoir cachée.
C'est un pacte entre nous. Vous tenez votre part : vous écrivez. Je tiens la mienne : je ne lâche pas le fil tant que le livre n'existe pas.
Jusqu'au premier jet. C'est écrit.C'est précisément pour ça que la durée est longue. Un premier jet ne se gagne pas dans un sprint de quelques semaines, mais dans une régularité qui s'installe. Le Grand Chantier ne vous demande pas de dégager des heures que vous n'avez pas : une partie du programme — la Formation Complète, la séance d'organisation — sert justement à installer une routine réaliste dans votre vie telle qu'elle est.
Et entre les séances, vous n'êtes jamais lâché·e : la newsletter, les ateliers mensuels et le suivi maintiennent le fil même les semaines où l'on n'écrit pas.
La crainte est saine — et elle repose sur une confusion. Recevoir un regard sur son texte, ce n'est pas en céder le contrôle.
Tolkien lisait chaque chapitre du Seigneur des Anneaux à voix haute aux Inklings, dont C.S. Lewis, avant de continuer. Les réactions orientaient la suite — sans que l'œuvre cesse une seconde d'être la sienne. Le retour professionnel fonctionne ainsi : il éclaire ce que le texte produit réellement sur un lecteur, pour que vous décidiez, en connaissance de cause, de ce que vous gardez. La plume reste la vôtre, du premier au dernier mot.
Le Grand Chantier n'est pas réservé aux manuscrits déjà avancés. Il demande une seule chose : un projet de fiction précis et l'intention d'aller jusqu'au premier jet. Le reste — la structure, la méthode, le rythme — c'est ce que le programme construit avec vous.
L'entretien de candidature sert exactement à ça : regarder où en est votre projet, et vérifier ensemble que le moment est le bon. Sans engagement, et sans jugement.
J'accompagne des auteur·rice·s vers le premier jet de leur roman. La technique du récit, le travail sur ce qui freine, le rythme d'écriture : les trois comptent, et c'est rare de les trouver réunis.
Le Grand Chantier est né de ce constat. Un seul cadre où former, accompagner et relire en même temps — parce que c'est ainsi qu'un roman avance vraiment, et non par fragments.